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la
lettre de réanoxyo
revue
du CARM
Rédacteur en chef
MCS L Brinquin
Consultant national
Chef du service d’anesthésie réanimation
HIA Val de Grâce
Comité de rédaction
MC (TA) JM Saïssy
MC G Mion
MP (TA) C Le Marec
MP M Rüttimann
MDA F Petitjeans
ImPRESSION-Expédition
MP M Rüttimann
MDA F Petitjeans
MP JP Lévecque
Lettre de diffusion
MP (TA) C Le Marec
MP M Rüttimann
Bureau du CARM
Président :
G Mion drgmion@club-internet.fr
Secrétaire :
M Rüttimann mrutti@club-internet.fr
Trésorier :
C Le Marec christian.le-marec@wanadoo.fr
Correspondants
HIA Percy : MCS (TA) B Rouvier
HIA Sainte Anne : MCS JF Quinot
HIA Val de Grâce : MC G Mion
HIA Bégin : MP C Descraques
HIA
Desgenettes : MP B Fontaine
ENSSSAT
Dinan : MG H Julien
Dakar : MP R Pétrognani
Libreville : M Cdt
Chani
Cotisations (Année
2000)
Oxyologues et Assistants : 100 F
Spécialistes : 150 F
Agrégés et MCS : 250 F
La
lettre de Réanoxyo
Club des Anesthésistes-Réanimateurs Militaires
Sommaire
»
· 1ère réunion du CARM, SFAR 99
o
B Riou
o A Harf
Interprétation du rapport Pa02/FiO2.
o M Rüttimann
Aspects actuels de l’anesthésie-réanimation lors des conflits armés
Marseille
2000 : Envenimations graves
Editorial
du rédacteur en chef
Le club des anesthésistes réanimateurs militaires (CARM) est né au cours de l’été 1999. Son baptême scientifique a eu lieu lors du 41ème congrès de la SFAR, en présence de quelques membres de cette société dont le président, le Professeur Boulard, Madame le Professeur Laxenaire et le Professeur Carli, qui assuraient ainsi un véritable parrainage du club. Le CARM aura, dès l’an 2000, la possibilité d’organiser une séance de communication dans le cadre de la journée des clubs du prochain congrès national de la SFAR.
N’hésitez pas à proposer des sujets de communication ou réflexions. Cette tribune est la vôtre.
Dans ce numéro de REANOXYO, vous trouverez le résumé des présentations orales faites en septembre dernier. Le Professeur Riou du CHU de la Pitié nous a exposé les diverses raisons de publier. Le Professeur Harf du CHU de Créteil nous a montré les limites d’utilisation du rapport PaO2/FiO2. Le Docteur Rüttimann de la BSPP a présenté les aspects actuels de l’anesthésie-réanimation lors des conflits armés.
Vous trouverez également, dans ce numéro, le pré-programme d’une réunion sur les envenimations graves, organisé avec l’aide de nos collègues marseillais au printemps 2000. La fiche de pré-inscription est à renvoyer au Médecin en Chef Mion, Président du club et nouvel agrégé dans la chaire d’anesthésie-réanimation.
Bon courage pour l’année 2000 qui verra peut être (enfin !) les gardes rémunérées.
Nos meilleurs voeux pour le CARM et bonne et heureuse année à tous.
MCS BRINQUIN L.
Editorial du président du CARMo
Un peu d’historique. « La lettre de Réanoxyo » fondée il y a quatre ans par le MCS Bonsignour était à l’origine un bulletin annuel destiné à tenir les anesthésistes réanimateurs militaires informés les uns des autres. Carnet familial et déjà tribune où les plus anciens d’entre nous pouvaient donner leur avis sur les problèmes ou les orientations de la spécialité au sein du SSA, Réanoxyo était initialement distribué aux seuls chefs de service, avec pour eux la charge de le mettre à la disposition de leurs adjoints.
Avec la création du CARM en 1999, Réanoxyo s’est vu investi de la mission de rendre compte non seulement de notre situation proprement militaire, mais aussi de nos réunions scientifiques (avant, pour les annoncer ; après pour en dire quelques mots), des publications militaires dans les congrès civils et de tenir un inventaire des possibilités nouvelles de communication dont internet, par exemple, nous donne l’opportunité. La tenue non pas d’un véritable annuaire, mais d’une liste d’adresses (postales et électroniques) à avoir sous la main est à l’évidence un outil de communication précieux.
Il va sans dire que la rédaction, mais surtout l’expédition d’une « lettre » (qui s’est épaissie de manière appréciable) à l’ensemble des anesthésistes, réanimateurs et oxyologues militaires ne va pas sans poser quelques problèmes (de jeunesse). Bizarrement, il semblerait que les deux extrémités de notre pyramide confraternelle aient été lésées lors de l’envoi de réanoxyo N°5. Si certains d’entre vous ont eu la bonne fortune et peut être l’étonnement de le recevoir en OPEX ( !), bon nombre d’assistants et de médecins chefs des services en ont été privés. Que dire de ceux dont le grade, l’affectation ou la fonction ont été écorchés dans la liste d’adresses ?
En tant que président actuel du CARM, je me fais un devoir de vous renouveler les excuses prononcées en septembre 99 lors de notre réunion au 41ème congrès de la SFAR. Basée uniquement sur un ensemble de bonnes volontés, la rédaction de Réanoxyo ne peut que faire appel à vous pour lire et diffuser la revue, ne pas nous en vouloir pour les erreurs éventuelles qui se glissent pernicieusement dans les adresses, et surtout nous signaler toutes celles qui vous ont frappés. Chaque correspondant du CARM pourrait dans la structure qui le concerne faire l’inventaire de ces erreurs et nous faire parvenir les corrections qui s’imposent.
Heureuse année 2000 et bonne lecture.
MC G. Mion
Travaux
des médecins du ssa acceptés
synthèse
par le MP M Rüttimann
Le seuil de défibrillation
étudié chez 20 cochons à l’aide d’une sonde endocavitaire n’est pas
modifié par le propofol et le flunitrazépam mais l’effet pro-fibrillant de
l’halothane est confirmé.
· Enquête sur
les complications de l’anesthésie générale au Sénégal.
G Prat, JP Carpentier. Hôpital Principal, Dakar, HIA Laveran, Marseille.
Cette enquête,
réalisée pendant 6 mois dans 5 hôpitaux sénégalais où l’AG est pratiquée
le plus souvent par des IADE, montre que la fréquence des complications,
essentiellement respiratoires et survenant à l’induction, est 4 fois plus
importante qu’en France, alors
que la mortalité est comparable.
¸ Effets
des solutés salés hypertoniques (SSH) sur la vasoconstriction pulmonaire
hypoxique (VPH) du porc anesthésié. M Bellezza, F Kerbaul, C Guidon, M
Imbert, L Roussel, JP Bellefleur, JP Carpentier. Université de la Méditerranée,
HIA Laveran, Marseille.
L’étude de la
relation pression vasculaire trans-pulmonaire/débit cardiaque chez 17 porcs
anesthésiés en fonction de la FiO² avant et après soustraction
sanguine et remplissage montre que l’adjonction de SSH 7,5% au dextran 10%
permet une réduction de la VPH.
¹ Foramen
ovale perméable chez le plongeur victime d’un accident de décompression :
étude prospective. E Cantais, M Sallaberry, P Louge, B Palmier. HIA
Sainte Anne, Toulon.
Un doppler
transcrânien porté par un casque de monitorage, après injection de 20 mL
d’oxypolygélatine en VS et au cours d’une manoeuvre de Valsalva,
chez 46 plongeurs accidentés et 27 témoins objective un shunt
droit-gauche chez 52% des accidentés, en particuliers ceux victimes d’un
accident cochléo vestibulaire ou central.
º Suivi
semestriel du coût de l’antibiothérapie (AB) en réanimation : effets
d’une modification de prescription. Petit, E Cantais, M Sallaberry, P
Brisou. HIA Sainte Anne, Toulon.
Des mesures
simples de prescription d’antibiotiques (pneumopathies traitées si CPIS>6,
aminosides 4 j max, bêta-lactamines 10 j maximum) ont entraîné une baisse
du coût total de l’AB de 46% en 2 ans, en particulier pour les infections
nosocomiales et les traitements probabilistes non documentés.
» ML
Fastrach : mise en place par le médecin généraliste. D Petit, E
Kaiser, P Lang, D Guitard, P Le Dantec, JF Quinot.
Laboratoire SEBAC, HIA Sainte Anne, Toulon.
L’apprentissage
de la ventilation assistée et de l’intubation à l’aide du ML Fastrach
par des médecins généralistes sur 50 patients anesthésiés dont 10 présentaient
des critères d’intubation difficile est très rapide puisque la grande
majorité des patients sont intubés dès le premier essai, la totalité l’étant
à la 2° tentative.
¼ Intubation
difficile : intérêt du propofol en AIVOC associé au rémifentanil.
E Laplace, JL Labeyrie, G Genco. HIA Legouest, Metz.
16 patients présentant
des critères d’intubation difficile ont été anesthésiés par du propofol
et du rémifentanil de façon à préserver la ventilation spontanée. La
laryngoscopie permettait d’adapter la poursuite de l’anesthésie en
fonction de la visualisation des cordes vocales. Cette méthode a montré son
efficacité (1 seule apnée) et sa bonne tolérance hémodynamique au prix
d’une durée d’induction prolongée.
½ Désorientation
(DTS) et déstructuration
psy-chique (DP) des patients en réanimation. M Da Conceiçao, G Genco, C
Maigret, L Berger, R Pitti. HIA Legouest, Metz.
Pendant 2 mois,
30 patients hospitalisés en réanimation plus de 24h ont été évalués par
un psychologue à l’entrée, 24h après ou après l’arrêt de la sédation
et 48h après la sortie. DTS et DP surviennent chez 53% et 43% des patients et
régressent après la sortie.
¾ Modification
de pratique ventilatoire après oesophagectomie : facteurs associés.
JL Soubirou, N Smolski, A Puidupin, C Pignal, N Fourcade, A Thomasson, O
Vinot, S Workineh, JP Viale. HIA Desgenettes, Hôpital de la Croix Rousse, Lyon.
Une étude rétrospective
menée sur 5 ans a évalué les conséquences de la pratique
de l’extubation en post-opératoire immédiat des oesophagectomies par
rapport aux pratiques antérieures. Il n’y a pas eu de modification du
nombre des complications respiratoires ni de la durée d’hospitalisation.
Ó Tachycardie
supraventriculaire post-pneumonectomie : hypothèse physiopathologique. G
Derouldilhe, Y Hervé, P Valat, A Bouju, J Jougon, G Janvier. Hôpital du Haut
Lévêque, Pessac.
Une étude rétrospective
portant sur 52 patients chez lesquels on a comparé l’incidence des TSV en
fonction du côté de la pneumonectomie ou de la pratique d’une péricardotomie
n’a pas permis de confirmer la responsabilité de la
ligature des veines pulmonaires dans la genèse de ces TSV.
¶¶
Le syndrome des bastonnés : pourquoi meurent-ils ? B
Diatta, M Ndiaye, M Seck, M Vitris, G Angel, JM Saissy. Hôpital Principal,
Dakar, HIA Bégin, Saint Mandé.
La cause de décès des patients victimes de
bastonnade en Afrique sans lésion viscérale, osseuse ou crânienne, étudiée
chez 5 patients ayant bénéficiés de biopsie musculaire, peut être due à
un choc hémorragique par rupture traumatique des vaisseaux musculaires.
¶· Hypercapnie
induite par infiltration peropératoire de lidocaïne adrénalinée. G Fèvre,
B Rouvin, P Rondet, JM Saissy. HIA Bégin, Saint mandé.
L’infiltration nasale de lidocaïne adrénalinée
chez 12 patients sous AG en ventilation contrôlée entraîne, du fait de
l’augmentation du débit cardiaque, une augmentation de la PaCO²
et de la PETCO2 mais avec diminution du DP(a-ET)
CO2 ce qui permet de la différentier d’une hypoventilation alvéolaire.
¶¸ Efficacité
analgésique intraarticulaire de la ropivacaïne après arthroscopie du genou.
C Le Marec, F Kayembe, M Puidupin, L Bargues, JM Saissy. HIA Bégin, Saint
Mandé.
L’analgésie
intra-articulaire après arthroscopie du genou sous AG, étudiée chez 46
patients, a montré son efficacité
par rapport au placebo, ainsi qu’une durée d’ action de 5h pour la
bupivacaïne, et de 12h pour la ropivacaïne.
¶¹ Le pléthysmogramme
de l’oxymétrie pulsée ne prédit pas la survenue d’un frisson au cours
de la rachianesthésie. G Mion, M Rüttimann. HIA
Val de Grâce, Paris.
L’amplitude du
pléthysmogramme a été étudiée chez 78 patients sous rachianesthésie dont
21 ont frissonné. Elle reflète la vasomotricité des extrémités mais
ne prédit pas l’apparition du frisson : sa diminution, due à la
vasoconstriction, concerne tous les patients, y compris ceux qui n’ont pas
frissonné.
¶º Autosédation
par propofol pour coloscopie. P Koulmann, Y Diraison, Y Le Gulluche, E
Lambert. HIA Val de Grâce , Paris.
Une étude rétrospective
concernant 512 patients ayant bénéficié d’une coloscopie sous
propofol par autoadministration (bolus 20 mg, interdiction 1 min, pas
de dose max) montre l’efficacité de la méthode (5% échecs, 95%
satisfaction) adaptée aux variations interindividuelles des patients.
¶» Evaluation
de la contrainte systolique par échographie transoesophagienne dans le choc
septique. JM Rousseau, JP Lévecque, G Mion, P Schiano, P Koulmann, L
Brinquin. HIA Val de Grâce, Paris.
L’évaluation de la post charge par la mesure échographique
de la contrainte systolique chez
7 patients en choc septique traité par noradrénaline montre une corrélation
avec les résistances vasculaires systémiques indexées.
¶¼ Evaluation
du fonctionnement d’un pousse seringue électrique en caisson hyperbare.
I Vincenti-Rouquette, JP Lévecque, P Schiano, JM Rousseau, L Brinquin. HIA
Val de Grâce, Paris.
L’étude de
l’utilisation de pousse seringue électrique IVAC P300 lors de séances d’OHB
à 2,5 ATA montre la fiabilité de ce matériel qui ne dispose pas
d’autorisation spécifique en hyperbarie.
¶Ñ Diagnostic
des traumatismes de l’aorte par échographie transoesophagienne. P Stell,
JP Goarin, P Cluzel, B Riou, P Coriat. Groupe Hospitalier Pitié-Salpétrière,
Paris .
Le bilan lésionnel
par ETO de 205 patients suspects de traumatisme aortique,
comparé à l’angiographie aortique a montré sa fiabilité, en
particulier pour les lésions limitées.
¶¾ Emploi
exclusif d’un extracteur d’oxygène en anesthésie. V Gengic, D
Matkovic, M Rüttimann, Y Le Gulluche, JM Rousseau. Hôpital d’Etat,
Sarajevo, Bosnie, HIA Val de Grâce, Paris.
Pendant 3 ans,
7900 AG ont été pratiquées du fait de la guerre en Bosnie grâce au recours
exclusif à un extracteur d’O² qui a ainsi montré sa fiabilité
en cas de pénurie prolongée en fluides médicaux.
·¥
Impact du remplissage vasculaire et de
la durée de prise en charge préhospitalière dans la survenue de
l’hypothermie chez le polytraumatisé. C Fuilla, M Rüttimann, H Mourou,
E Vicaut, A Michel. Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
L’étude de la survenue d’une hypothermie chez
107 polytraumatisés montre que celle-ci dépend de la durée de la prise en
charge chez les patients nécessitant un remplissage > 500 mL.
·¶ Efficacité
de la défibrillation externe semi-automatique instaurée par les secouristes
dans les arrêts cardiorespiratoires pré hospitaliers. D Jost, M Rüttimann,
JP Giocanti, A Michel. Brigade de sapeurs-pompiers de Paris.
L’étude de
l’utilisation du DSA depuis 6 ans montre que 83% des survivants sans séquelle
neurologique doivent leur reprise hémodynamique à l’action initiale du DSA.
·· Incidents survenus au cours de l’utilisation des défibrillateurs
semi- automatiques dans les arrêts cardiorespiratoires pré hospitaliers. D Jost, M Rüttimann, L Grasser, A Michel. Brigade
de sapeurs-pompiers de Paris.
Le
recensement de 86 incidents survenus au cours de 1048 utilisations de DSA a
permis de proposer une classification de ces incidents selon les conséquences
pour le patient, pour le secouriste et pour la traçabilité.
41ème congrès de la SFAR
Pr. Bruno RIOU
Département d’Anesthésie-Réanimation,
CHU Pitié-Salpêtrière, Paris, France
1.
LES CONNAISSANCES EN MEDECINE
2.
POURQUOI PUBLIER
3.
COMMENT PUBLIER
4.
REDACTEUR OU LECTEUR
CONNAISSANCES
EN MEDECINE
·
Etudes
(diplôme)
·
Expérience
personnelle
·
Enseignement
postuniversitaire
·
Livres
·
Revues
scientifiques
·
Connaissances
anciennes non validées
·
Progrès
technologique/pharmacologique
·
Demi-vie
courte
·
Quantification
précise
·
Rapport
risque/bénéfice
·
Rapport
coût/bénéfice
Médecine
factuelle
·
«Evidence-based medicine»
·
Importance
du niveau de preuve
·
Rôle
des publications
·
Conférences
de consensus, d’experts
Opinion
personnelle
Impossibilité
de tout maîtriser
·
méconnaissance
des événements rares
·
partialité
·
rapports
risque ou coût/bénéfice
Pourquoi
publier ?
·
Motivation
de carrière
(publish or perish)
·
Reconnaissance
par ses pairs
·
Apporter
sa pierre à l’édifice
·
Développement
personnel
·
Amélioration
du service
DONNER
UN MESSAGE
·
Obligation
déontologique
·
«Mon
patient» versus «tous les patients»
·
L’enseignement:
solution du passé
·
Aujourd’hui
: Communication scientifique
DEVELOPPEMENT
PERSONNEL
·
Approfondissement
d’un sujet
·
Connaissance
de la littérature
·
Apprentissage:
lecteur
·
Apprentissage:
chercheur
·
Qualité:
remise en question, rigueur
AMELIORATION
DU SERVICE
·
Mise à
niveau (standards internationaux)
·
Remise
en question des pratiques
·
Processus
de qualité
·
Application
précoce des résultats
EFFET
PROTOCOLE
·
Titration
morphinique en SSPI
·
Tirilazad
et traumatismes crâniens
·
Etude
FLAMME (traumatismes médullaires)
COMMENT
PUBLIER ?
·
PROTOCOLE
DE RECHERCHE
·
REALISATION
DE L’ETUDE
·
REDACTION
DU COMPTE-RENDU
·
PROCESSUS
EDITORIAL
RECHERCHE
CLINIQUE
C’est
un métier :
·
Connaissance
de la littérature
·
Réglementation
et éthique
·
Méthodologie
générale
·
Statistiques
·
Rédaction
scientifique
ETUDE D’UN
LABORATOIRE
C’est
aussi un métier !
Bonnes
pratiques cliniques:
·
Consentement
·
Critères
d’inclusion et d’exclusion
·
Cahier
d’observation
·
Monitorage
clinique
C’est
beaucoup de temps:
·
Formation
des investigateurs
·
Cahier
d’observation
·
Monitorage
clinique
Niveau
de preuve
I:
étude prospective, randomisée, puissance élevée
II:
étude prospective, randomisée
III:
étude non randomisée, contrôle contemporain
IV:
étude non randomisée, contrôle historique
V:
cas cliniques, avis d’expert
METHODOLOGIE
GENERALE
·
1 seule
question
·
1 seul
critère de jugement principal
·
Oublier
les études rétrospectives
·
Randomisation,
double aveugle
RECOMMANDATIONS
·
Définir
le protocole (écrit)
·
Définir
la méthodologie statistique
·
Rédiger
le cahier d’observation
·
Se
conformer à la réglementation (CCPPRB)
OU
PUBLIER ?
·
En français
ou en anglais ?
·
Abstract
versus article
·
Classification
des journaux
Notion de facteur d’impact
Classification
des journaux
·
Leader
de la science ( Nature)
·
Grand généraliste
(N Engl J Med)
·
Leader
de spécialité (Anesthesiology)
·
Revue
internationale (Br J Anaesth)
·
Revue
européenne (Eur J Anaesth)
·
Revue
de sous-spécialité (Reg Anesth)
·
Revue
nationale (Ann Fr Anesth Réanim)
FACTEUR
D’IMPACT
·
N Engl
J Med: 27,8
·
Anesthesiology : 4,9
·
Br J Anaesth: 2,3
·
Eur J
Anaesth: 0,5
·
Reg Anesth: 1,6
·
Ann Fr Anesth Réanim: 0,4
IMPERFECTIONS
DU FI
·
Etroitesse
de la spécialité
·
Ordonnancement
figé des revues
·
Discordance
prestige/lectorat
·
Vie
propre d’un article (n de citations)
·
Classement
des revues (A, B, C)
Y
a-t-il de la vie en dehors des articles originaux ?
·
CAS
CLINIQUES
·
MISE AU
POINT
·
REVUE
GENERALE
·
ABSTRACT
PROCESSUS
EDITORIAL
·
Envoi
de l’article (instructions aux auteurs)
·
Reviewing,
avis du Rédacteur en Chef
·
Réponse
aux Reviewers
·
Refus,
Revision, Acceptation
·
Bon à
tirer
Manuscrits
soumis aux AFAR (n=120)
Absence de statistiques
3
%
Expression numérique incorrecte
9 %
Erreur sur le risque alpha
36 %
Erreur sur le risque bêta
21 %
Test inapproprié
49 %
Statistiques correctes
9 %
Riou
et al., AFAR 1998
Rédacteur/Lecteur
·
Amélioration
des capacités de lecture
·
Meilleure
prise en compte des progrès médicaux
·
Possibilité
de devenir un Reviewer
Rédaction médicale
·
Règles
strictes
·
Rigueur
de style et de présentation
·
Instructions
aux auteurs
·
Définition
de la cible
·
Problème
de la langue
CONCLUSION
·
La
recherche clinique est difficile
·
C’est
un métier qui s’apprend
·
La
concurrence est rude
·
Les
compétences existent en France
RECOMMANDATIONS
Faites-vous
aider:
-
pour l’élaboration du protocole
-
pour la méthodologie statistique
-
pour la rédaction du manuscrit
La recherche clinique est un jeu extraordinairement valorisant
Donnez-vous les moyens de participer à ce jeu international
Interprétation
du rapport PaO2/FiO2
Alain
HARF
Service
de Physiologie - Explorations Fonctionnelles, Hôpital Henri Mondor, Créteil
Une
des fonctions essentielles du poumon est d'assurer l'hématose, i.e. l'apport
d'oxygène et l'élimination de gaz carbonique. La PaO2 et la PaCO2
(pressions partielles dans le sang artériel en O2 et en CO2)
sont les paramètres servant à évaluer cette fonction.
On
observe parfois une méconnaissance de la méthodologie à utiliser pour
obtenir une PaO2 exacte. Les erreurs possibles dans la mesure de la
PaO2 seront rappelées et évaluées quantitativement. Les limites
d'utilisation du rapport PaO2 / FiO2
qui sert habituellement à décrire l'oxygénation artérielle seront précisées
En général il existe un certain délai entre le prélèvement
du sang artériel et la mesure des gaz du sang. Ce délai est source de
diminution de la quantité d'O2 dans la seringue pour deux raisons
:
•
le métabolisme des cellules sanguines,
il est bien connu que ce métabolisme est considérablement réduit à basse
température
•
la diffusion de l'O2 à travers la paroi de la seringue :
ü
L'utilisation
des seringues en plastique pour recueillir le sang artériel prélevé est
maintenant générale. Ces seringues sont préhéparinées et jetables. Leur
inconvénient est que, contrairement aux seringues en verre utilisées
autrefois, on observe une diffusion de l'oxygène à travers leur paroi. Le
seul matériel en verre de prélèvement actuellement disponible en routine
est un système de double capillaire sur lequel est monté une aiguille fine
de 26g (AVL Microsampler).
ü
Cette
diffusion est fonction de la différence entre la PO2 de la
seringue et celle de l'atmosphère (150 mm Hg). Il faut cependant savoir que,
pour des niveaux de PO2 où l'hémoglobine est saturée en O2,
la variation du coefficient de solubilité de l'O2 avec la température
est responsable d'une baisse de la PO2 de la seringue par rapport
à la PaO2 mesurée à 37°C, de ~10% si la seringue est gardée à
température ambiante et de ~50% lorsque la seringue est gardée à 4°C.
Il faut cependant considérer que cette
diminution de la concentration en O2 dans la seringue (CsO2),
liée au métabolisme et à la diffusion, ne se traduira par une diminution de
la PO2 dans la seringue PsO2) que si l'hémoglobine est
saturée en O2. Dans ce cas, une variation de la CsO2
sera responsable d'une modification importante de la PsO2 selon la
relation suivante, basée sur le coefficient de solubilité de l'O2
(0,003 ml/100ml/mm Hg) :
DPsO2
(mm Hg) = DCsO2 (ml/100ml) / 0,003
En
revanche si l'hémoglobine n'est pas saturée, une variation de la CsO2
sera responsable d'une modification de la saturation avec peu de modification
de la PsO2.
Nous
avons donc évalué les variations de PO2 pour des mesures effectuées
à des délais variables après le prélèvement, observées selon que :
•
le prélèvement était effectué sur une seringue de verre (matériel
de référence), sur une seringue en plastique (Becton Dickinson), ou sur dans
le Microsampler AVL.
•
la température pendant le stockage était soit la température
ambiante soit 4°C (réfrigérateur).
•
la PaO2 était à des niveaux variables entre 80 mm Hg et
650 mm Hg
